Revue de presse Juin 2021

Le journal de 7h du jeudi 3 juin - Présentée par Thomas Dullin

"... Former des « connaisseurs des pollens », voilà le projet de l’association Capt'Air bretagne vous l’entendrez..."

Le télégramme de Brest :

À Brest, les pollens sont captés sur un toit de l’hôpital pour prévenir les allergiques

Lecture : 3 minutes.

Le capteur de pollens de l’association Captair Bretagne est installé sur le toit de l’hôpital de la Cavale Blanche. Chaque semaine, un bulletin est édité pour alerter les allergiques.

Compter les grains de pollens un à un

Un long travail de comptage débute ensuite, parfois très fastidieux quand il faut dénombrer au microscope, un à un, plus de 5 000 grains de pollens en période de forte pollinisation ! Deux personnes assurent, à Dinan, ce comptage pour tous les capteurs de pollens de Bretagne, de mi-janvier à fin septembre. Un travail utile, en France on estime que 25 à 30 % de la population est allergique aux pollens. Un bulletin pollinique et une application pour smartphone « Captair » alertent les allergiques.

Sophie Frain, infirmière à l’association Captair Bretagne, indique l’entrée par laquelle l’appareil aspire les pollens. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)
« Les pollens sont aspirés par une buse à une vitesse proche du rythme d’une respiration humaine, à 10 litres d’air par minute. Ils viennent se coller sur un papier adhésif disposé sur un tambour qui tourne lentement, il faut une semaine pour un tour complet. Au bout d’une semaine le papier est prélevé et un nouveau est installé. Nous recevons ce papier à Captair à Dinan pour en faire une lecture exhaustive », explique Sophie Frain, infirmière de Captair Bretagne, qui avait fait le déplacement de Dinan à Brest, ce mercredi, pour présenter cet appareil installé sur le toit du pôle 1 de l’hôpital de la Cavale Blanche. Il capte les pollens à 30 kilomètres à la ronde.

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« Connaître au plus vite l’arrivée des pollens permet d’anticiper le traitement, de limiter les symptômes, mais avant tout il faut poser le diagnostic. Trop souvent les personnes vont juste voir leur pharmacien pour obtenir un traitement contre le rhume des foins sans chercher à savoir à quel pollen ils sont allergiques », déplore Sophie Frain.

À Brest, Sophie Frain a rencontré les bénévoles, comme Caroline Lohou, qui assure une surveillance phénologique, c’est-à-dire l’observation de la floraison, elle est l’un des agents volontaires de la direction des espaces verts de Brest Métropole à l’informer de la situation sur le territoire brestois. « On conseille aussi les communes sur le choix des plantes, il ne s’agit pas d’éradiquer une espèce, mais d’éviter les plantations concentrées de plusieurs bouleaux ou cyprès par exemple », ajoute Sophie Frain.

La pollution aggrave les allergies

Il a été question également de l’impact de la pollution atmosphérique à la fois sur les pollens et sur les allergiques. La pollution favorise l’inflammation des bronches ce qui facilite la pénétration des allergènes et l’apparition d’une sensibilisation aux pollens. Et, parallèlement, la pollution induit des réactions chez les plantes qui vont polliniser plus fortement. Cela peut aussi fragiliser l’enveloppe du pollen qui va libérer encore plus de protéines allergisantes. Des protéines qui peuvent aussi se coller aux particules fines et entrer plus loin dans le système respiratoire et augmenter la sévérité de l’asthme.